La pharmacologie : Arrêt et sevrage des médicaments

Résumé

La littérature scientifique regorge de renseignements concernant les façons de démarrer des traitements médicamenteux. Malgré cette abondance, bien peu d’études ont été menées auprès de la population âgée vivant en centre d’hébergement. En contrepartie, il existe beaucoup moins de données concernant l’arrêt des médicaments. L’utilisation inappropriée des médicaments a été reconnue comme étant une cause de perte d’autonomie chez les patients atteints de démence et l’arrêt de médicaments devenus superflus chez les résidents aurait le potentiel d’améliorer la qualité de vie en plus de réduire significativement le risque d’erreurs médicamenteuses. Parmi les études explorant les médicaments prescrits en fin de vie, une étude a montré que 30 % des résidents de soins de longue durée étaient décédés en ayant une ordonnance active d’inhibiteurs d’acétylcholinestérase et plus de la moitié des résidents d’un centre américain pour vétérans ont reçu une statine durant les six derniers mois de leur vie [4]. Il n’en demeure pas moins que l’arrêt de médicaments servant à soulager des symptômes encore présents comme la douleur, la dyspnée ou la constipation doit être évité. Certains médicaments ne peuvent être cessés abruptement sans faire courir au résident le risque de développer un syndrome de retrait. Le tableau 1 présente une liste de médicaments qu’il est préférable de sevrer progressivement.

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